Rechercher les causes avec logique et intuition

Nathalie Gyger se concentre sur le secteur stratégique Réseau pour comprendre comment mieux coordonner les processus entre les différents départements. Ses outils: une oreille attentive, du charme et une aptitude à présenter des relations logiques.

«C’est vrai, je travaille dans un domaine où les hommes sont surreprésentés. Et oui, au début, cela n’a pas toujours été facile. Des conflits et des hostilités ont alourdi certains processus et j’ai reçu pour mandat de comprendre leur origine. En tant que jeune femme, et surtout dans une branche technique, on ne m’a pas toujours cru capable de pouvoir apporter des solutions durables. C’est en tout cas ainsi que je l’ai perçu. J’avais à ma disposition comme outils de travail une oreille attentive, du charme et mon aptitude à exposer des relations logiques.

Avec le temps, le scepticisme s’est mué en acceptation et en confiance. Désormais, je collabore avec mes collègues pour faire du mieux avec le bien. Concrètement, nous avons une chaîne de création de valeur qui part du souhait qu’ont nos clients de se chauffer et qui se termine avec la facturation de leur raccordement au gaz. Nous avons analysé cette année comment collaborer au mieux entre les différents services pour améliorer cette chaîne.

Les processus réseau au centre de l’attention

Nous travaillons également sur un nouveau projet visant à optimiser et numériser certains processus réseau comme la maintenance des stations de mesures et de réduction de pression ou le contrôle des appareils et les changements de compteurs. Dit comme ça, ça n’a peut-être pas l’air très palpitant. Est-ce que vous aimez les polars?

Dans un polar, un enquêteur tente de mettre la main sur un criminel. C’est ce que je fais dans mon travail. J’essaye de trouver les causes des dépenses inutiles. À la base, nous voulons éviter ce qu’on appelle des «gaspillages». La suite se passe exactement comme dans les polars: je me rends sur place, je me fais une idée, je parle avec les gens. J’essaie de comprendre les étapes et les relations de causes à effets. C’est passionnant! Présenter mes conclusions consiste la plupart du temps à établir une compréhension commune ce qui pourrait être optimisé dans un processus. Je remodèle donc le processus considéré avec les collaborateurs concernés, de sorte qu’en fin de compte il ne reste plus que les étapes à valeur ajoutée. Le gaspillage? Éliminé. Sur le papier du moins.

Je vous donne un exemple de gaspillage qui a mené au conflit: aujourd’hui, les rapports sur le temps de travail sont encore pour partie rédigés sur papier, puis saisis dans le système par un poste central. On note sous forme de codes les types de travaux réalisés. Derrière ces codes se trouvent différents tarifs horaires qui seront imprimés sur la facture du client. Les causes d’erreurs vont ici de l’interversion de codes jusqu’à une écriture illisible en passant par des fautes de frappe lors de la saisie. Nous souhaitons désormais numériser ce processus. Après tout, Energie 360° doit se préparer pour l’avenir. La numérisation nous permet d’éliminer les sources d’erreurs et de prévenir les conflits.

La gaspillage est une notion centrale de la gestion des processus. Il s’oppose à la création de valeur pour les activités qui, du point de vue du client, n’augmentent pas la valeur du produit ou de la prestation.

Mon travail me met au défi intellectuellement et émotionnellement, et c’est pourquoi je l’apprécie. Intellectuellement, parce que je suis sollicitée pour comprendre les différentes relations et pour concevoir l’introduction du processus. Émotionnellement, parce que je suis mise au défi par les échanges quotidiens avec mes collègues de travail. Si quelqu’un n’est pas satisfait par un processus, il le dit rapidement. Nous trouvons une solution durable lorsqu’en premier lieu nous tenons compte de l’ensemble des relations intervenant dans un processus et que nous pensons également aux autres personnes y participant. Cela demande de la patience et de la motivation aux différents participants, et parfois de quitter sa zone de confort. C’est le travail, et quiconque souhaite des changements doit s’investir.

Notre stratégie d’entreprise se fonde sur une collaboration réussie. En ce sens, ma devise est ‹collaborer, c’est réussir.› Nos projets sont souvent complexes et comportent de nombreuses étapes, où de nombreux intervenants internes et externes sont impliqués. Souvent, on accomplit ses tâches au mieux, sans remarquer – parce qu’on y a pas été sensibilisé – que des données imprécises sont la source d’erreurs ultérieures. C’est évident: il n’est pas possible de prendre des responsabilités vis-à-vis d’une chose à laquelle on n’a pas été sensibilisé.

Je m’engage donc en faveur d’une entreprise dont les collaborateurs comprennent l’ensemble des relations, veulent leur apporter des changements et assumer des responsabilités; dont les collaborateurs sont conscients de la contribution qu’ils apportent à la création de valeur pour notre clientèle et nos partenaires. Dann macht die Arbeit so richtig Spass.»

Aller vers le mieux: Nathalie Gyger analyse les processus réseau, ici en conversation avec Henrik Bauer, dans une station de mesure et de réduction de pression.

Aller vers le mieux: Nathalie Gyger analyse les processus réseau, ici en conversation avec Henrik Bauer, dans une station de mesure et de réduction de pression.

Nom
Nathalie Gyger
Sur ma carte de visite
Responsable de projet Processus réseau. Devrait figurer en petits caractères: «politicienne, médiatrice et traductrice»
Mon travail
demande beaucoup d’énergie, mais procure un plaisir incroyable
Nombre estimé d’ateliers dirigés en 2018
Probablement plus de 50
Ce qui me passionne dans la gestion des processus
La façon dont les conflits peuvent être résolus par la compréhension des interrelations me fascine.
Mon travail est terminé lorsque…
Jamais!

 

Nathalie Gyger fait partie des 250 collaboratrices et collaborateurs d’Energie 360° qui assument des fonctions très diverses et s’engagent en faveur d’un avenir énergétique durable.

Faire la connaissance des collègues de Nathalie Gyger.

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